mercredi, janvier 27, 2016

Nouvelles drogues

Depuis le temps, j'ai développé deux dépendances à des programmes en ligne.
Le pire est sans doute Trivia Crack : avec 7,144 parties jouées, on peut dire que je suis vraiment accro.
Ça reste un jeu questionnaire qui n'est pas sans intérêt même s'il m'a souvent servi de refuge pendant mes heures les plus sombres.
Un des plaisirs coupables que me procure ce jeu est qu'il se présente maintenant en vingt langues : le défi que je me suis posé était de gagner au moins une partie dans chacune d'entre elles. C'est évidemment chose faite, mais la surprise a été que c'est le grec qui m'a donné le plus de difficulté.

L'autre "jeu" est à la fois plus sérieux et plus difficile : Foldit.
Le défi est d'apprendre à "plier" des protéines.
Il n'est pas essentiel d'avoir des notions de chimie organique.
Malheureusement, ce n'est pas un jouet à la portée de tout le monde.
Contrairement à pratiquement tous les autres jeux en ligne, Foldit a le mérite d'avoir des implications pratiques.
À partir d'un certain niveau, les internautes sont appelés à se pencher sur de véritables problèmes.
Ainsi, la solution d'un obstacle auquel se heurtaient les chercheurs depuis dix ans a-t-il été résolu en trois semaines par les participants au "jeu".

le fan à tiques

Nuit d'enfer

Vous me connaissez, je ne m'étendrai pas ici pour me plaindre jusqu'à la fin de mes jours.
Bientôt, du moins je l'espère, je vais retomber dans ma confortable folie. Mais justement pour que ma folie soit confortable, il faut que je le sois aussi.
Ce qui n'est pas le cas.
Mais la résistance s'organise.
Le Spécial K arrive à la rescousse.
Pour ceux qui ne le sauraient pas, le Spécial K est un des noms populaires de la kétamine.
Ce médicament, très dispendieux et non remboursé par les assurances, a littéralement changé ma vie.
Le neurone a trouvé la lumière est ça fait des flammèches dont mon grand-père faisait le commerce.
Bref je vais arrêter d'être radin et augmenter ma dose à 10 mg trois fois par jour.
Bizarre de retirer avec une seringue le précieux liquide de son vial teinté.
Et le goût donne le goût de passer à une saveur plus savoureuse, plus langoureuse.
Cette drogue, puisqu'il faut appeler les choses par leur nom, peut donner des effets psychotropes importants.
Les premiers jours, je baignais dans une douce euphorie qui n'aurait pas fait de mal à personne, mais l'effet s'est rapidement dissipé pour laisser place aux vertus thérapeutiques du médicament. C'est fou comme de ne plus avoir mal ça soulage.
Voilà j'ai dit ce que j'avais à dire ce matin.
J'assure une présence discrète, mais souvent "punchée" sur Facebook.
On m'a suggéré Twitter, mais je résiste encore.
Avec la promesse de délire plus amusants à venir, je vous laisse à votre quotidien qui ne peut guère être pire que le mien.

la force de l'art

mardi, janvier 26, 2016

Le couvercle du cercueil

Je ne m'attendais pas à ce que quelqu'un m'attende ici.
Ici, c'est l'enfer.
Je suis malade au-delà des mots.
Les maux qui m'accablent ne suffiront pas à m'achever.
Il faudra encore du temps.
Peut-être beaucoup de temps.
J'aime mieux ne pas trop y penser.
La fatigue aide.
Je me suis endormi en pissant la nuit dernière.
C'est un degré de fatigue que je n'avais jamais atteint.
La douleur, c'est autre chose.
J'ai connu bien pire, mais j'en suis tanné.
Personne ne fermera le couvert de cercueil.
L'urne repose en paix quelque part du côté de Sherbrooke.
Elle a bien de la chance.
Je vous souhaite le confort et le sommeil.
J'ai plein de pilules et une douce sans pareille.
De quoi je me plaint déjà ?

samedi, janvier 23, 2016

Quoi de plus normal ?

Que de plus normal que tous ces mois de silence.
Le scénario a changé. Je ne suis plus un mourant, je suis un survivant.
Avec beaucoup de plomb dans les ailes et très peu dans la tête.
Bien sûr, ce lieu restera à jamais teinté d'hermétisme, mais ne faut-il pas ce qu'il faut.
Je retrouverai avec plaisir mon jardin secret où il me fait tant de bien de discourir longuement sur l'interminable liste de mes doléances, tant physiques d'imaginaires. On a agité sous mes yeux le spectre de la somatisation.
Bon, je ne m'étendrai pas ici sur ce sujet on ne peut plus personnel et délicat. Même ici, il y a un lieu pour chaque chose.
Une simple visite en passant ou un nouveau chapitre de mon intimité étalée à la vue de centaines de millions de gens.
Je n'ai pas d'attente bien concrète, et vous ?

deux mains sur le clavier

mardi, septembre 23, 2014

le cadeau des pauvres

À chaque Noël, mes parents nous demandaient de choisir un de nos cadeaux pour offrir à un enfant pauvre.
Il m'a quand même fallu plusieurs années pour comprendre que le choix de ce cadeau avait déjà été fait par ma mère. Pas de risque d'offrir "généreusement" notre plus beau cadeau, ma mère refusait jusqu'à ce que l'on tombe sur le bon.

les vielles traditions

mardi, septembre 16, 2014

Glock around the clock

Ainsi les policiers de Montréal serons maintenant équipés de Glock 17.
Les 4,900 armes du service de police ne servent que rarement et un policier ne peut utiliser son arme sans que les médias se jettent sur la nouvelle.
Dans des villes à criminalité élevée, Los Angeles est l'exemple classique, on tire encore comme à l'époque du Far West.
Les États-Unis sont d'ailleurs bon champions des décès secondaires à des balles.
Mais ici, doter nos policiers de 9mm. comporte des risques aux deux bouts de l'arme.
Si j'avais un tel revolver dans les mains, il me semble que j'hésiterais davantage à tirer qu'avec une arme de moindre calibre. Une hésitation qui pourrait me coûter la vie.
Et se faire tirer dessus avec un aussi fort calibre diminue les probabilités de survie et augmente celui de garder des dommages permanents.
Bref, je pense que la décision d'équiper nos policiers de telles armes de destruction massive n'est pas la meilleure idée de l'année.

le pétard à mèche

Du côté de chez Arthur

Je suis toujours un peu torturé par la crainte de répéter dix fois les mêmes rengaines, mais le cas échéant, je suis certain d'être pardonné par mon fan club.

Nous sommes en 1978 dans le sud des États-Unis (Floride ou Californie, je ne saurais dire).
Plus exactement dans un parc d'attraction dans lequel on retrouve un gigantesque ( nous sommes aux States, non ?) enclos où des entraîneurs dressent des fauves.
L'un d'entre eux est coincé sous une lionne qui ne veut plus bouger de là.
N'écoutant que mon courage, je sors mon sifflet que j'ai plutôt strident pour attirer l'attention du gros matou et je sors mon fils de son carrosse pour l'offrir en pâture à la lionne.
Au petit trot, celle-ci s'approche, vient prendre une bonne bouffée d'une couche urinaire et s'en retourne sans que cela ne devienne l'évènement de sa journée.
L'entraîneur, lui, m'a fait un geste de remerciement auquel j'ai répondu par le "peace sign" de l'époque.
Mon épouse a assisté à la scène sans en faire une.

le neurone dompteur

Vous l'avez sans doute déjà deviné

Delirium sera désormais mon unique portail unique.
Je n'écris plus assez pour me disperser aux quatre coins de la blogosphère.

l'importance du nombril

C'est de famille

Ce besoin presque compulsif de vouloir faire les choses différemment.
Ainsi pour souhaiter bonne fête à mon frère hier, je lui ai écris :

Joyeuse Annie Verchères !

vendredi, septembre 05, 2014

lundi, août 25, 2014

Combattez la faim

Mangez du blé d'Inde en épi avec des baguettes chinoises.

le fin de la faim

dimanche, août 24, 2014

Entre la vie et la mort

Il n'y a que la vie.
Mais quelle vie !

Carpe diem

mardi, août 05, 2014

le temps de vivre

Je ne suis pas pressé.

mon pantalon

vendredi, juillet 25, 2014

Question ajournée

Quelles sont les chances que ?

l'aloi des probabilités

vendredi, juillet 18, 2014

A votre santé

Le grand verre d'eau ( aromatisé à la menthe ) que je viens de boire n'a épargné aucun moyen pour me faire comprendre son message : Je ne suis que de passage.

la vessie trempe

le saint esprit capillaire

Dans bien des religions, dieu semble accorder une importance capitale et capillaire aux cheveux de ses disciples.
Bien des artistes semblent accorder une importance tout aussi importante à leur tenue capillaire.
Quel lien faut-il faire ?

dieu est un artiste

jeudi, juillet 17, 2014

Simplicité involontaire

Vous savez, ce qui est bien en général, ce n'est pas mal du tout.

les exceptions fatales

La Palissade

La meilleure façon d'aller à Singapour, c'est d'y naître.

le montréalais

Charlot

Charlot était bien décidé à mettre un terme à ses jours.
Malheureusement, les médicaments qu'il avait accumulés pour se suicider étaient passés date.
Le pauvre a dû remettre sa cause à une date ultérieure.

la fin du pas fin

mercredi, juillet 16, 2014

J'hésite

Renaître à l'aube de la mort, n'est-ce pas tromper le lecteur ?
Mais mon esprit bouillonne et les doigts s'impatientent.
Trop tôt pour une réponse lumineuse, mais si la tendance se poursuit, il se pourrait bien que je revienne.
Malgré tous les médicaments buzzants qui perturbent le flot anormal de mes pensées.

l'ombre de l'espoir