mardi, août 02, 2011

Agonie

J'ai l'impression que cet espace se meurt plus vite que je n'arrive à le faire moi-même.
Ce qu'il y a de plus triste dans la mort, ce sont les survivants.
A cause de cette conviction profonde que je ne réaliserai jamais que je suis mort.
En attendant, place à la vie.
J'écris, dans mes brouillons, le cimetière où tous mes textes devraient croupir, cette fameuse incursion du professeur Bobosse dans le monde des mathématiques.
Chut ! On vient. L'heure est venue de me leurrer et de me taire.
Je ne suis pas loin moi qui suit si peu.
Je ne pars pas mais je vous reviens.
Attendez.
Attendez vous surtout au pire.
En attendant, le temps passe.
Si vous n'avez rien de mieux à faire, vous pouvez toujours le regarder passer.

tempus fugit

2 commentaires:

rainette a dit...

le temps nous quitte un peu plus chaque jour

où s'en vont-ils sans espoir de retour, les jours heureux que nous ne vivons plus ?

p.s. je m'attends toujours au pire avec toi.

RAINETTE a dit...

je m'attends même à ce que tu me joues des tours. Enfin je l'espère toujours un peu tout en ne voulant pas....